Journée des droits des femmes…

Le 8 mars est chaque année l’occasion de revenir sur la situation des femmes dans notre société. Il y a évidemment les violences dont sont victimes les 225 000 femmes par an qui sont blessées sous les coups de leurs conjoints.

Il y a aussi les questions égalité salariale, d’égalité des droits. Ce qui me semble le plus étonnant, c’est qu’en droit, l’égalité existe. Mais dès que l’exercice se confronte à la réalité, les inégalités sont présentes…

  • inégalités dès le premier salaire, à l’embauche, car cela se forme dès l’école, dès l’orientation…
  • inégalité dans le déroulement de la carrière… vous savez cette maternité qui inquiète, qui questionne

Il y a aussi ces inégalités insidieuses qui font que les femmes se sentent illégitimes dans l’espace public, dans la ville, dans les transports… Cette illégitimité n’est pas une fatalité, elle se réfléchit, se travaille, se combat…

J’ai eu l’occasion d’échanger, de débattre avec Pascale Lapallud, urbaniste de ces questions. Elle est immanquablement une source d’inspiration. Son interview, réalisée par le monde, est limpide et inspirante.

Et à Noisy-le-Sec

Dans son propos, Pascale Lappalud, évoque les rapports des collectivités sur l’égalité femme/homme, créé par la loi du 4 aout 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Ce rapport a été présenté lors du Conseil municipal de Janvier 2018. La ville doit un rapport annuel sur la situation en matière d’égalité au sein de la collectivité territoriale, les politiques qu’elle mène sur son territoire et les orientations et programmes de nature à améliorer cette situation.

C’était, la première fois à Noisy-le-Sec, que ce document était remis de façon aussi construite. Malheureusement, les données portaient principalement sur le personnel communal, ce qui est déjà une indication. Suite à ma demande d’informations complémentaires sur  la fréquentation des services publics. Une donnée a retenu mon attention concernant la fréquentation des séjours vacances pour les enfants et jeunes… Ces moments de loisirs où les jeunes, filles et garçons, pratiquent des loisirs ensemble, se découvrent et construisent aussi leur vision du monde.

En 2017, 79 jeunes ont bénéficié de ces séjours de vacances et 66% des  garçons. C’est tout dire de l’offre d’activité de loisirs en direction des filles.

Il n’est pas satisfaisant de dresser le constat. j’ai demandé au maire, lors du conseil d’engager une réflexion sur ces questions de façon à permettre une réelle mixité des activités qui est fondamentale pour briser cet entre soi qui ne contribue qu’à entretenir les jeunes filles et jeunes garçons dans une méconnaissance voire une défiance, qui nourriront les pratiques inégalitaires constatées ensuite…

Mais il reste tant à faire…

Je livre par ailleurs, ici les résultats du Compas. C’est un outil, réalisé par la Gazette des Communes, qui permet de comparer la situation entre les hommes et les femmes, selon les territoires…

 

 

 

La ville a des moyens d’agir, des outils existent, la volonté politique est essentielle…

C’est par la volonté politique que la ville de Noisy-le-Sec pourra notamment :

  • S’engager dans la déclinaison locale de La Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale est un texte produit en 2006 par le Conseil des Communes et Régions d’Europe.
  • Créer un observatoire sur le territoire pour évaluer ses actions,
  • Mettre en place notamment dans le cadre des opérations de renouvellement urbain, de passage de la ligne 11 du métro, du T1 ou encore de la création de l’écoquatier du canal de l’Ourcq des marches sensibles pour penser l’espace public, l’aménagement des places, des rues, des éclairages…
  • Éditer son budget en prenant en compte le genre (homme/femme) des bénéficiaires des actions

Le 8 mars c’est un moment crucial, mais le 8 mars ne soit pas éclipser une préoccupation, une prise en compte qui se doit d’être un exercice quotidien.