L’économie sociale pour transformer la société…

Il y a maintenant quelques années, en 2012, à la nomination dans le premier gouvernement Ayrault du premier ministre délégué à l’économie sociale de notre République, j’avais souhaité écrire un ouvrage pour illustrer les enjeux et les forces en présence dans ce secteur. (voir l’article de 2012)

J’ai tenté ainsi d’éclairer les engagements de Benoit Hamon, nouvellement nommé, ami, afin de souligner comment cette économie au service du projet pouvait contribuer à porter un réel progrès social, sociétal et économique.

J’avais identifié alors quatre enjeux majeurs :

  • Ancrer l’économie sociale et solidaire dans le champ économique et non plus dans une approche caritative de lutte contre la pauvreté…
  • L’innovation sociale ;
  • L’innovation économique et plus particulièrement celle des modèles économiques ;
  • La territorialisation de l’économie pour répondre à la nécessaire conversion écologique et sociale de notre modèle de développement.

De ces enjeux, deux ont plus particulièrement été abordés : l’intégration de l’ESS dans le champ économique et l’investissement dans l’innovation sociale.

Les autres restent en jachère bien qu’ils mériteraient d’être investis tant ils sont essentiels en cette période. ils sont d’autant plus essentiel dès lors que les pouvoirs publics imaginent redéfinir les périmètres de l’intervention publique, le service public, le rôle des opérateurs.

Penser l’articulation entre le bien public, le bien commun non-marchandisé d’intérêt général et le bien privé marchand est urgent…

Penser cette articulation impose de réfléchir à son financement, au coût mais aussi au prix de chaque service. Baisser les coûts ne veut pas dire augmenter les prix… et par conséquent celle impose de définir la réponse proposée, esquissée, pensée.

Malheureusement aucune piste n’émerge…

Alors sans prétention et parce qu’il est possible de le télécharger gratuitement l’ouvrage ici ou encore de l’acheter … je diffuse de nouveau cette réflexion…

Si je devais, aujourd’hui, compléter cet ouvrage, j’ajouterai un chapitre sur la nécessaire évolution de nos indicateurs de richesse et plus particulièrement du PIB.

Aujourd’hui, le PIB oriente nos réflexions vers de système d’accumulation et de production… au service d’un modèle dépassé et non soutenable.

Il est urgent de penser nos indicateurs de richesse en les passant comme des indicateurs de « bien-être » prenant en considération et les hommes et la planète, à l’image de ce que peut avancer l’OCDE… voir ici le profil de l’Ile-de-France.