Retour sur le budget de Noisy-le-Sec

Le Conseil municipal de Noisy-le-Sec, le 7 février a examiné et adopté le budget de la commune.

Cette procédure est annuelle et permet d’adopter le document qui retrace toutes les prévisions budgétaires sur la base desquelles il sera possible de mettre en oeuvre les politiques publiques, les actions de la ville, l’activité des services publics pour les Noiséennes et les Noiséens.

Au travers de l’étude de ce document et des sommes inscrites ou de celles qui ne le sont pas, on voit se dessiner les choix de la majorité, leurs priorités et leurs arbitrages.

Enfin, différents ratios permettent de prendre la mesure de la « santé financière » de la ville et de comparer sa gestion avec des moyennes nationales mais aussi des villes aux alentours, celles du Grand Paris ou au plus près nos voisins d’Est-ensemble.

Les recettes de la ville…

Comme l’indique le tableau ci-dessous, elles sont constituées du produit des impôts, des dotations versées par l’Etat et des emprunts… Le premier tableau présente la progression des dotations (en vert) depuis 2011 ainsi que la progression du produit des impôts locaux (en rouge) (taxe d’habitation, taxe foncière bâtie et non-bâtie).

Les deux autres tableaux présentent l’évolution de la dette de la ville, son poids au regard des recettes de la ville et son poids par habitants.

Il est important de comprendre pourquoi, alors que les recettes de la ville sont proches des autres villes, les services publics, l’état de la commune sont sans commune mesure plus dégradés que les villes avoisinantes ?

Que retenir de ces chiffres ?

L’objectif est de comparer avec les villes d’Est-ensemble et de comprendre pourquoi Pantin, Les Lilas, Romainville se développent, sont attractives, ont des équipements, un centre-ville vivifié et pas Noisy-le-Sec.

Extrait de la cartographie des finances locales de l’IAU.
  • De manière globale, les recettes de fonctionnement de la ville sont un peu plus faibles que celles des communes de Est-ensemble ;
  • Les recettes liées aux dotations de l’Etat sont plus fortes, car la péréquation joue son rôle ;
  • Les recettes liées aux impôts locaux sont dans la moyenne, notamment parce que les taux sont hauts.
  • Les recettes d’investissement sont très faibles (c’est-à-dire les recettes liées aux dotations d’équipement, aux subventions et aux emprunts. Les emprunts eux ne cessent d’augmenter (cf. dette).

La faiblesse des recettes d’investissement s’explique pas le peu de recherche de subventions auprès de partenaires (Etat, région et département). Ce constat révèle un réel isolement de l’équipe municipale

Est aussi remarquable la faiblesse globale des dépenses d’équipement et d’investissement. Ces dépenses financent notamment la réfection des voiries, des éclairages, l’aménagement des espaces publics, le verdissement de la ville mais aussi l’entretien et l’équipement des écoles…

  • En termes d’investissement, la ville de Noisy-le-Sec investit entre 500 et 900 euros de moins par habitant par an que les villes aux alentours
  • En termes d’équipement, seule la ville de Romainville fait un peu moins, mais Noisy investit entre 400 et 500 euros de moins par habitant que Pantin et Les Lilas.

Il y a urgence porter une ambition de qualité de service, pour notre ville, pour ses habitants mais aussi de proposer des investissements réellement accès sur l’amélioration du quotidien des Noiséennes et des Noiséens.