Rencontre européenne #Move4Europe

La Fédération Léo Lagrange a organisé la rencontre européenne #move4europe avec le partenariat de l’Office Franco-Allemand de la jeunesse (OFAJ).

La thématique de cette année, Europe la citoyenneté par la mobilité

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Comme Vice-présidente j’ai eu l’honneur d’ouvrir la matinée.

J’ai pu questionner les participants, de France, d’Italie, d’Allemagne, des volontaires européens, des jeunes qui veulent s’engager…

 

[quote align= »center » color= »#E30040″]Découvrir mon intervention[/quote]

Chers tous,

Je vous souhaite tout d’abord la bien venue à Nantes, France… très belle ville que je crois vous aurez l’occasion de découvrir…ce soir.

Je ne sais pas si je peux dire sans débats bien venue en Bretagne… car la question des identités régionales est très présente ici et c’est aussi un débat vivant en Europe…

 

Mais je suis sure que je peux dire bien venue en Europe ?

J’ai le plaisir de vous accueillir comme Vice-présidente de la Fédération Léo Lagrange plus particulièrement investie sur les questions d’Europe et de mobilité dans cette « convention thématique ».

 

Qu’est ce que cela veut dire ?
Léo Lagrange a décidé de remettre en débat ses positions, ses visions, à l’aune de l’évolution du monde et il bouge vite…
Léo Lagrange a décidé aussi d’organisation cette mise en débat avec d’autres, des acteurs de la sociétés civile, des citoyens et vous partenaires européens.

Alors quoi de plus normal sur les questions européennes d’échanger entre Européens. Je salue ici l’OFAJ, dont la secrétaire générale nous présentera ses actions, avec la collaboration de laquelle ces journées n’auraient pu être possibles.

L’Europe à Léo Lagrange a un traitement un peu particulier.
Nous avons les relations avec l’Afrique, L’Amérique Latine… nous avons des relations à venir avec le Quebec et l’OFQJ, le petit frère de l’OFAJ… Nous avons des fédérations nationales en Afrique…
L’Europe ne fait pas pleinement partie de l’International…

 

Pourquoi ?
Parce que l’Europe, ce n’est pas une simple dimension géographie… ce n’est pas non plus qu’une source de financement. Et je dois dire que nous avons des réunions où l’Europe se résume à FSE, FEDER, ERASMUS… délais de paiement, évaluation, justification…
J’en vois que ça inspire ?

L’Europe ce n’est pas seulement ça… et on l’oublie trop souvent.
L’Europe c’est le projet des père fondateurs, le notre… celui de la Paix, celui de l’énergie, celui de la collaboration économique et de l’emploi, celui sécurité, celui de la mobilité. L’Europe c’est aussi une dimension de notre communauté de vie.

 

Evidemment, rien n’est évident aujourd’hui dans cette Europe là.

Elle est tiraillée et mise à mal.
C’est dans les moments de crise que l’on mesure notre attachement et la force de nos engagements. Quand tout va bien, croissance, emploi, prospérité c’est presque « facile » d’être européens. Mais quand les difficultés arrivent, trop souvent le repli sur soi vers des égoïsmes nationaux est le réflexe.

La période n’échappe pas à ce réflexe, on a eu une première alerte en Grèce… et je pense à ce moment à Aréti, notre administrative Grecque qui n’a pu être parmi nous aujourd’hui.
Il y a la Grande Bretagne et ce risque de Brexit… et qui après ?

Il y a les égoismes et les peurs en Europe centrale face aux migrations…
La peur est normale, la vaincre ensemble est la bonne voie… s’ouvrir plutôt que de se replier. Car les migrations et c’est peut-être un prochain sujet pour nos débats à Léo vont être de plus en plus nombreuses, avec les conflits mais aussi et surtout les questions climatiques au Nord comme au Sud.
Et le pire vient, on a vu en Autriche… ce week-end… la montée en force des nationalismes dans tous les pays est préoccupante.

 

Le projet Européen c’est aussi un projet démocratique :

  • celui de la conquête de nouveaux droits les mêmes pour tous,
  • celui de la découverte de l’autre, de la confrontation à la différence et tant mieux.

C’est le projet qui a permis l’expression démocratique, la liberté de la presse, la liberté d’opinion et le vote à tous les citoyens européens pour désigner leur représentants quelques soient leur lieu de vie.

 

La mobilité participe de cette liberté. Cette facilité de déplacement, de vie, de rencontre, de travail, sans visa, sans taux de change… c’est une réelle victoire et aussi une superbe opportunité d’aller de l’avant.

 

J’ai deux convictions profondes que je vous propose de partager, de discuter… :

  • La première c’est que la mobilité, cette mobilité est partie prenante de la construction de la citoyenneté européenne

Il y a débat aujourd’hui, dans la société et pas seulement place de la République, à Nuit Debout, sur ce qui fait citoyenneté.

 

  • La seconde, c’est qu’être citoyen c’est être attentif à l’autre, s’investir au quotidien dans du collectif, au service de l’intérêt général… c’est ce que quelques uns appelaient il y des dizaines d’années, la «citoyenneté active »… la possibilité de faire, de dire, d’exprimer des points de vue, dans le respect évidement des uns et des autres. Et c’est bien sur voter, comme un élément du processus.

Alors être citoyen c’est être concerné, ouvert, comprendre le monde, et modestement, soyons fou, c’est tenter de l’améliorer un peu tous les jours, pour soi, pour les autres.

 

Alors pour ouvrir les débats… je voulais reprendre et adapter une formule de Jean Jaurès… « Pour faire l’Europe, il nous faut avant tout faire des européens » et la mobilité est un levier fabuleux pour cela.… je nous souhaite des échanges, riches, chaleureux et enthousiastes…